Collectif Ortie et Compagnie

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Collectif "Ortie et compagnie"
la communication ou la diffusion d'informations concernant
les préparations "naturelles" à usage phytosanitaire,
type purin d'ortie

Tout le monde pense bien sûr au problème récent apparu concernant les préparations "naturelles" à usage phytosanitaire, type purin d'ortie.

Ci-dessous nous faisons un petit point, d'une part en vous présentant la création du collectif « Ortie et compagnie » créé le mardi 26 septembre 2006 et dont nous sommes membres (association Demeter France, Syndicat d'Agriculture Bio-Dynamique et Mouvement de Culture Bio-Dynamique), d'autre part avec une petite explication émanant de la FNAB (Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique), pour récapituler et se mettre un peu les idées au clair.


Réunion pour former le collectif « Ortie et compagnie »

Pierre Masson (conseiller en agriculture bio-dynamique) a représenté les trois organismes nationaux de la bio-dynamie (association Demeter France, Syndicat d'Agriculture Bio-Dynamique et Mouvement de Culture Bio-Dynamique) pour cette réunion et pour la création du collectif qui prend le nom de collectif "ortie et compagnie". Il regroupe des associations de producteurs, de consommateurs et de promotion de la bio,
des personnes physiques (formateurs, journalistes, entreprises qui produisent ou diffusent des produits ou des informations sur les substances à effet éliciteur et stimulants à base de produits naturels - plantes et extraits végétaux, lait, argile, etc.-). Les organismes nationaux de la bio-dynamie (mcbd, sabd, demeter) sont donc membres du collectif. Quelques autres participants sont : les amis de l'ortie, la FNAB, le mdrgf, les amis de terre, la confédération paysanne, nature et progrès...

Notre position par rapport aux préparations : elles sont à considérer comme des fertilisants. Par contre nous pouvons être concerné de très près par des produits comme la prèle, la valériane, et par des produits issus de la recherche bio-dynamique, Mycosin® par exemple.
Nous pouvons dans ces réunions prendre conscience de la force que nous confère le fait de travailler au niveau international que ce soit pour Demeter ou pour les travaux réalisés par la section d'agriculture du Goethéanum ou encore le lobbying à Bruxelles.

Le collectif s'est donné plusieurs tâches :
1- Communiquer et demander au ministère non pas l'abrogation de la loi (car il est important de maintenir une réglementation très ferme sur les produits phytostimulants de synthèse et les substances élaborées à partir d'ogm), mais de bien distinguer les produits élaborés à partir de substances naturelles et de les placer dans une réglementation adaptée.
2- Rédiger une pétition (c'est fait et le collectif est domicilié à la FNAB).
3- Plusieurs groupes de travail ont été constitués:
        -A-  Un groupe de coordination et d'animation du collectif autour de François Veillerette du MDRGF
        -B- un groupe pour prendre contact avec un avocat et vérifier la légitimité des actions menées chez Éric Petiot et essayer de savoir quel sont les droits de ceux qui proposent de tels produits à la vente ou en font la
promotion.
        -C- Un groupe pour essayer de cerner les différents problèmes posés par les produits naturels et comment les caser dans la réglementation: eliciteurs, stimulants, préparations BD, engrais foliaires, etc.
        -D- Un groupe qui essaye de mieux connaître les procédures dans les autres pays d'Europe pour l'homologation facilitée des produits naturels.
Pierre Masson s'est personnellement engagé dans les deux derniers groupes et si quelqu'un peut aider dans nos différents organismes, ce sera bienvenu.


Après la réunion une conférence de presse a eu lieu.

Ortie et compagnie
Voici un petit point sur la question, rédigé par Juliette Leroux de la FNAB (Fédération Nationale de l'Agriculture Bio-Dynamique).
« Tout d'abord, il est bien interdit de vendre ou de donner ce genre de préparations puisqu'elles n'ont pas d'autorisation de mise sur le marché. Ce n'est pas nouveau. Rien n'interdit par contre d'utiliser son propre purin d'ortie, fort heureusement.
Ce qui a changé, c'est la récente impossibilité de communiquer sur la façon de fabriquer ces préparations. Le changement vient de l'article 70 de la LOA (Loi d'orientation Agricole), sortie en janvier 2006 mais applicable depuis juillet. Théoriquement, il serait impossible de donner la recette du purin d'ortie (par exemple) ou de recommander son usage que ce soit dans les médias, dans un livre ou lors d'une formation, parce que celui-ci n'a pas d'autorisation de mise sur le marché.
La première illustration de cette interdiction est la descente des services de la DNECCRF et de la SRPV chez un paysagiste- élagueur de l'Ain, membre des Amis de l'ortie et formateur.
C'est cette visite qui a provoqué toute la polémique. En effet, outre l'absurdité de la chose (une préparation à base de plante faite au jardin ou à la ferme n'étant pas commerciale ne peut bien évidemment pas avoir d'AMM), le décalage entre cette "attaque" et la présence dans de nombreuses jardineries de produits ne répondant pas à la législation en terme de communication en a choqué plus d'un.
Cela dit, les différentes autorités concernées (ministères de l'agriculture, de l'environnement, DGCCRF...) semblent bel et bien avoir été dépassées par un article de loi qui ne visait pas spécifiquement les préparations naturelles à réaliser chez soi, mais bien les pesticides "commerciaux". On ne peut évidemment que se féliciter que ceux-ci soient soumis à des règles strictes concernant leur communication. Reste à obtenir que les préparations non commerciales soient effectivement exclue du champ de cet article pour éviter les excès de "zèle" sélectifs...
C'est pourquoi nous nous sommes associées à une cyberaction. L'idée est de faire comprendre aux autorités qu'il est contre-productif d'un point de vue environnemental d'entraver la transmission de ce type de savoir, et que cela touche directement le développement de la bio et de la biodynamie.
Enfin, il reste le problèmes des produits naturels commerciaux utilisables en agriculture biologique, et pour lesquels il n'y a pas d'AMM car cela coûte bien trop cher pour un si petit marché. C'est un problème que nous soulevons régulièrement avec la DGAl, responsable de la délivrance des AMM. Un groupe de travail existe au niveau européen pour définir un parcours d'homologation "simplifié" pour les produits naturels et/ou autorisés en bio. »
 

Les organismes de la bio-dynamie s'associent à ce dossier et le suivent,
en partenariat avec la FNAB, NetP, Cyberactions, etc.



 

Contact :
Maison de l'Agriculture Bio-Dynamique
5, Place de la Gare
68000 COLMAR
Tél. : 03.89.24.36.41
Fax : 03.89.24.27.41
www.bio-dynamie.org
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