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 Les brèves de Biodynamis
 

Biodiversité

Disparition des abeilles : une conjugaison de facteurs nuisibles

Publié le 10 mars dernier, un nouveau rapport du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) a rassemblé et analysé les dernières données scientifiques sur l'effondrement des colonies d'abeilles. Ont ainsi été identifiés plus d'une douzaine de facteurs pouvant être à l’origine du déclin des colonies d'abeilles observé dans de nombreuses régions du globe. Parmi ces menaces, est évoquée la migration de nouveaux types de champignons pathogènes virulents, potentiellement mortels pour les abeilles et les autres principaux insectes pollinisateurs. L'augmentation des déplacements internationaux liés à la mondialisation a favorisé ce phénomène. La possible disparition, au cours des prochaines décennies, de quelques 20 000 espèces de plantes à fleurs, dont de nombreuses espèces d'abeilles dépendent pour se nourrir, est une autre cause.

Sans surprise, l'utilisation excessive de produits chimiques dans l'agriculture est toxique pour les abeilles, d’autant plus lorsque plusieurs produits se combinent pour créer un « effet cocktail » dévastateur. A cette situation peu encourageante, les changements climatiques constituent un handicap supplémentaire, notamment en modifiant les périodes de floraison des plantes ou en déplaçant les saisons des pluies. En outre, ils pourraient également affecter la qualité et la quantité de production du nectar sur les plantes. Déjà, en janvier dernier, un rapport américain s’intéressait au syndrome d’effondrement des colonies des abeilles, dont l’apparition a entraîné des pertes de plus de 30 % par an pour le secteur apicole. Or, dépendants de notre environnement, nous le sommes aussi des services rendus par ces pollinisateurs. Selon le PNUE, sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90 % de la production alimentaire dans le monde, plus de 70 sont pollinisées par les abeilles.
 (source : Nature & Progrès)

 

Nucléaire

Jeûne illimité pour la sortie du nucléaire

Jean-Pierre FRICK, vigneron bio-dynamiste alsacien et militant citoyen, lance un appel à rejoindre l’initiative « jeûne illimité pour la sortie du nucléaire ». L’action se déroulera à Colmar (bonne accessibilité en train). Ce sera une intense période d’information sur les nuisances de la filière nucléaire mortifère et les alternatives pour la production et l’économie de l’électricité. Il a débuté le lundi 18 avril, un peu plus d’une semaine avant le 26 avril, commémoration du début de la catastrophe  de Tchernobyl, il y a 25 ans.

Cette initiative exprime une solidarité avec les victimes présentes et à venir de la catastrophe nucléaire en cours au Japon, de la catastrophe nucléaire toujours en cours à Tchernobyl, mais aussi avec toutes les victimes de l’extraction de l’uranium (d’ailleurs épuisé dans 40 ans), en particulier au Niger, source principale de l’uranium  consommé en France. Solidarité surtout avec les générations futures, qui hériteront pour des milliers d’années des déchets nucléaires mortifères et de tous les matériaux radioactifs contaminés, que nous ne savons pas gérer.

Pour toute information et pour vous inscrire au jeûne, contactez  Jean-Pierre FRICK Tél : 0389496299  -  Fax : 0389497378  -  courriel : jean-pierre.frick@laposte.net

Alternative aux pesticides

Action citoyenne
L’association  "Aspro-Pnpp" (ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants) en partenariat avec la Mairie de l’Ile Saint Denis continue son tour de France de « Désobéissance civique PNPP », pulvérisation de Purin d’Ortie et Huile de Neem sur "Espace Public", par des Élus.
Les jardiniers, les agriculteurs comme les collectivités locales sont à la recherche des PNPP, véritables alternatives aux Pesticides.
Les PNPP appelées aussi « Produits à faible risque » sont interdits en France mais restent autorisés dans tout le reste de l’Europe.
Les Elus ont signé le registre de « Receleurs de Pnpp » pour affirmer qu’il est indéfendable de privilégier les intérêts des lobbies des pesticides au détriment de la santé des habitants et des consommateurs.


Victimes des pesticides

L’association Génération Futures (ex MDGRF) lance une campagne et un site internet d’information destiné aux victimes des pesticides. Que vous soyez agriculteur, jardinier, responsable d’espaces-verts ou que vous travaillez dans une collectivité à proximité de champs cultivés, le site propose des cartographies, des témoignages ainsi que de nombreuses ressources afin de connaître l’état des connaissances scientifiques, ce que dit la loi et les moyens d’actions. Plus d’information : www.victimes-pesticides.fr.

OGM, Semences


OGM - La fin de la clause de sauvegarde française sur le Mon810 ?

Dans l’affaire du renouvellement de l’autorisation du maïs Mon810, opposant notamment Monsanto, titulaire de cette autorisation, au ministre français de l’Agriculture et de la Pêche, l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu ses conclusions le 22 mars dernier. Selon l’avocat général, la clause de sauvegarde mise en œuvre par la France, vis-à-vis du maïs Mon810, est illégale, car prise sur le fondement d’un texte qui n’était pas applicable pour ce cas. Il convient d’attendre la position de la CJUE, mais si ces conclusions étaient suivies dans les faits, le maïs Mon810, emblème de la question des OGM, pourrait faire sa réapparition dans nos champs. Or, les semis de maïs sont imminents (entre avril et mai). Si la CJUE suit l’avis de l’avocat général, le Conseil d’Etat devra alors demander l’annulation de l’arrêté pris par le ministère… En cas de déclaration d’illégalité de la clause de sauvegarde par le Conseil d’État, un nouveau moratoire qui respecterait les analyses de la CJUE serait-il adopté ?
(source : Inf’OGM)

Blocage du traité de la FAO sur les semences

D’après le Réseau Semences Paysannes, la quatrième réunion du Traité International sur les semences qui s’est tenue du 14 au 18 mars à Bali s'est achevée sur un constat de blocage. En se faisant représenter par deux représentants de l'industrie employés par le Groupement National Interprofessionnel des Semences, le gouvernement français porte une lourde responsabilité dans cet échec. En effet, la délégation française a tout fait pour que l'Europe empêche, aux côtés du Canada et de l'Australie, tout progrès réel dans le fonctionnement du Traité.

Depuis sa naissance en 2005, le Traité a rempli sa première tâche : offrir à l'Industrie un accès libre aux semences récoltées dans les champs de tous paysans du monde et enfermées dans les banques de germoplasmes. Cet accès lui est indispensable pour sélectionner les variétés qu'elle commercialise en interdisant aux paysans de réutiliser librement leurs semences ou de les échanger. Mais le Traité n'a pas commencé à accomplir sa deuxième tâche concernant les droits des agriculteurs qui sélectionnent, conservent, ont fourni gratuitement et fournissent encore toutes leurs semences

> la protection de leurs savoirs traditionnels est sans cesse violée par la multiplication des actes de biopiraterie
> le partage des avantages issus de l'exploitation économique de leurs semences par le brevet ne fonctionne pas 
> leurs droits de conserver, d'utiliser, d'échanger et de vendre leurs semences de ferme sont laissés sous la responsabilité des seuls gouvernements.

Ainsi, l'Europe a repris à son compte la volonté de ne pas respecter ces droits, déjà affirmée par la France lors de la précédente réunion du Traité à Tunis : les agriculteurs ont le droit de payer des royalties pour pouvoir utiliser leurs semences de ferme et d'inscrire leurs variétés au catalogue pour pouvoir en commercialiser les semences, inscription qui leur est inaccessible vu les normes industrielles imposées.
Il revient donc maintenant au gouvernement français de mettre à exécution les paroles de ses délégués à Bali en faisant appliquer lui même les droits des agriculteurs sur leurs semences dans sa loi.

Les conséquences socio-économiques des OGM

L’association Les Amis de la Terre Europe ont publié un rapport bien documenté intitulé « Les Conséquences socio-économiques des OGM, les coûts cachés pour la chaîne alimentaire ». Ce rapport est disponible sur leur site internet : www.amisdelaterre.org

Recherche

Agroecologie et droit à l'alimentation

GENEVE, le 8 mars dernier, le Rapporteur spécial de l’ONU, Olivier De Schutter, a présenté son rapport "Agroecologie et droit à l'alimentation" devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Fondé sur l'examen approfondi des plus récentes recherches scientifiques, ce rapport démontre que l'agroécologie peut doubler la production alimentaire de régions entières en 10 ans tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions au changement climatique.

« L'agroécologie est une approche exigeante au niveau des connaissances », explique Olivier De Schutter. « Elle requiert donc des politiques publiques qui soutiennent la recherche participative et la vulgarisation agricole ». Le Rapporteur spécial exhorte notamment les États à soutenir les organisations paysannes, qui sont un maillon essentiel dans l’identification et la diffusion des  meilleures pratiques agroécologiques. « On sait aujourd’hui que soutenir l’organisation sociale a autant d’impact que la distribution d’engrais. Lorsqu’ils travaillent ensemble, les paysans et les scientifiques sont une source importante de pratiques innovantes », poursuit l’expert de l’ONU.

Le rapport appelle donc les Etats à entamer un virage fondamental en faveur de l'agroécologie comme moyen de répondre aux défis alimentaires, climatiques et de pauvreté dans le monde.

La multiplication des rapports et des études allant dans le sens de l’agro-biologie finira-elle par convaincre nos gouvernements et nos concitoyens de l’urgence de développer les techniques inspirées du fonctionnement de la nature, pour l’avenir de notre alimentation et la préservation de notre environnement ? Nous le souhaitons vivement.
(source : www.srfood.org)

Films

Nouvelle enquête de Marie-Monique Robin : « Notre poison quotidien »

Après s’être intéressée de près aux OGM à travers « le Monde selon Monsanto », Marie-Monique Robin poursuit son travail de journaliste d’investigation sur le terrain de l’agro-alimentaire.
Dans Notre poison quotidien, elle dresse le bilan d’études longtemps ignorées : l’épidémie actuelle de cancers, maladies neurologiques et dysfonctionnements du système immunitaire, est en grande partie liée à l’exposition des quelques 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre alimentation et notre environnement depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Une enquête qui met en évidence la réalité de ces effets, mais également l’opacité et le mensonge de l’industrie agro-alimentaire et des décideurs politiques.


 

Dans le Cour aux Agriculteurs, Rudolf Steiner explique que notre corps physique est en majeure partie formé à partir de substances cosmiques, que notre organisme métabolise grâce à nos organes des sens. Seul le cerveau est formé à partir de substance terrestre. Ces affirmations de Steiner ont toujours été difficiles à comprendre pour le grand public, et notamment par le monde scientifique pour qui de tels propos relèvent de l’ineptie la plus flagrante. Mais comment réagiront ces mêmes scientifiques et spécialistes lorsqu'ils seront confrontés aux preuves, rapports certifiés, interviews et expériences en laboratoire à l'appui, constatant que de nombreuses personnes vivent sans manger ?
Le film est une enquête passionnante et intrigante autour du monde. Il explore non seulement la connaissance issue des traditions spirituelles asiatiques, mais dévoile aussi les derniers modèles d'explications tirés de la physique quantique.
Sans promouvoir le « Respirianisme », ce documentaire propose une vision alternative de nos besoins, bousculant la philosophie mécaniste-matérialiste dominante. Il reste à voir quel sera l’accueil fait à ce film par les agriculteurs…

Livres

 Depuis 2003 la lutte contre les OGM, basé sur la désobéisance civique, civile et non violente s'est élargie à toute la société. Issus de tous les milieux sociaux, professionnels, culturels, les Faucheurs Volontaires participent à mouvement social qui répond à une problématique publique : l'introduction des OGM en plein champ !
Le livre Faucheurs Volontaires est un panorama des actions et de la vie du mouvement des Faucheurs Volontaires et pourra vous servir de passeport pour comprendre pourquoi « ils ont choisi de dire non » ! 
Publié par l’association Les Dessin’Actuers.
Prix public : 16€ (+5€ frais d'envoi) 

Formation

Prochaine promotion du BPREA en biodynamie

Le BPREA « polyculture-élevage adapté à l’agriculture bio-dynamique » est une formation sur deux ans en alternance coordonnée par le Mouvement de l’Agriculture Bio-dynamique et le CFPPA du Bas-Rhin (67). Depuis plus de 20 ans, elle a pour vocation de former de jeunes adultes à la pratique d’une agriculture responsable, en lien intime avec la nature et le monde vivant. La formation comprend deux stages pratiques de 8 mois au sein de fermes en bio-dynamie, ainsi que 8 mois de formation théorique où les disciplines classiques alternent avec une approche phénoménologique et goethéenne du vivant, de l’économie et de la société.

La prochaine promotion démarre en novembre 2011 et le recrutement est déjà en cours. Qu’on se le dise !

Plus de renseignements sur notre site internet ou Martin QUANTIN : m.quantin@bio-dynamie.org

Nouvelles du monde

Etats-Unis : premiers diplômes pour la formation par apprentissage

The North American Biodynamic Apprenticeship Program (NABDAP) est un projet de l’association de bio-dynamie d’Amérique du Nord. Il vise à former la prochaine génération d’agriculteurs bio-dynamistes en proposant un programme rigoureux qui inclut des sessions de cours théoriques et deux années d’apprentissage sur les fermes. Cette année, le NABDAP a organisé deux semaines de formation autour du thème « la plante entre Terre et Cosmos », avec l’intervention de professionnels de pédologie, botanique, entomologie et d’agriculture bio-dyanmique. Le NABDAP a également tenu une seconde rencontre avec les maîtres de stages qui forment les apprentis pendant les deux années de stage, ainsi que la remise des sept premiers diplômes, lors d’une cérémonie pleine de chaleur humaine, pendant la Conférence Nationale de Bio-dynamie 2010.
Plus d’informations : www.bdtraining.org

Suisse : La Bouse de Corne Populaire, un acte citoyen à la portée de tous !

La Bouse de Corne Populaire ouvre la biodynamie au monde. Elle rend accessible et simplifie la mise en oeuvre et l’utilisation des préparations biodynamiques pour des personnes possédant de petits lopins de terre, voir de simples bacs à fleurs sur leur balcon. Elle permet également de sensibiliser des professionnels sur l’état de leurs sols, et les informer de l’efficacité des préparations  biodynamiques.
La Bouse de Corne Populaire offre un cadre convivial et chaleureux pour informer, présenter et transmettre cette pratique salvatrice à un grand nombre de personnes. Elle permet à chacun d’accéder à une pratique plus complète de la biodynamie.

En 2010, 19 bouses de corne populaires ont été organisées,  38,5 hectares bouse de corné et 5,4 kg de bouse de corne utilisé. Une centaine de personnes ont bouse de corné leur terrain. Un travail d'information a eu lieu lors de chaque BCP. A la suite de l'une d'elle, la ville de Lausanne a décidé de tester la biodynamie sur 1 parchet de vigne en ville ainsi que 1000m2 de culture de plantes vivaces dans la pépinière communale.

Les perspectives pour 2011 : Augmenter le nombre de bouses de corne populaire en Suisse romande, mettre en place la collaboration ARB - MABD (Colmar) pour diffuser la bouse de corne populaire en France. Les premiers contacts ont déjà été pris et la collaboration s’annonce dynamique. Et pourquoi ne pas faire de même en Suisse alémanique ?