
Les brèves de Biodynamis
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Biodiversité Disparition des abeilles : une conjugaison de facteurs nuisibles
Publié le 10 mars
dernier, un nouveau rapport du PNUE (Programme des Nations Unies
pour l’environnement) a rassemblé et analysé les dernières données
scientifiques sur l'effondrement des colonies d'abeilles. Ont ainsi
été identifiés plus d'une douzaine de facteurs pouvant être à
l’origine du déclin des colonies d'abeilles observé dans de
nombreuses régions du globe. Parmi ces menaces, est évoquée la
migration de nouveaux types de champignons pathogènes virulents,
potentiellement mortels pour les abeilles et les autres principaux
insectes pollinisateurs. L'augmentation des déplacements
internationaux liés à la mondialisation a favorisé ce phénomène. La
possible disparition, au cours des prochaines décennies, de quelques
20 000 espèces de plantes à fleurs, dont de nombreuses espèces
d'abeilles dépendent pour se nourrir, est une autre cause.
Nucléaire Jeûne illimité pour la sortie du nucléaire Jean-Pierre FRICK, vigneron bio-dynamiste alsacien et militant citoyen, lance un appel à rejoindre l’initiative « jeûne illimité pour la sortie du nucléaire ». L’action se déroulera à Colmar (bonne accessibilité en train). Ce sera une intense période d’information sur les nuisances de la filière nucléaire mortifère et les alternatives pour la production et l’économie de l’électricité. Il a débuté le lundi 18 avril, un peu plus d’une semaine avant le 26 avril, commémoration du début de la catastrophe de Tchernobyl, il y a 25 ans. Cette initiative exprime une solidarité avec les victimes présentes et à venir de la catastrophe nucléaire en cours au Japon, de la catastrophe nucléaire toujours en cours à Tchernobyl, mais aussi avec toutes les victimes de l’extraction de l’uranium (d’ailleurs épuisé dans 40 ans), en particulier au Niger, source principale de l’uranium consommé en France. Solidarité surtout avec les générations futures, qui hériteront pour des milliers d’années des déchets nucléaires mortifères et de tous les matériaux radioactifs contaminés, que nous ne savons pas gérer. Pour toute information et pour vous inscrire au jeûne, contactez Jean-Pierre FRICK Tél : 0389496299 - Fax : 0389497378 - courriel : jean-pierre.frick@laposte.net Alternative aux pesticides
Action citoyenne
L’association Génération Futures (ex MDGRF) lance une campagne et un site internet d’information destiné aux victimes des pesticides. Que vous soyez agriculteur, jardinier, responsable d’espaces-verts ou que vous travaillez dans une collectivité à proximité de champs cultivés, le site propose des cartographies, des témoignages ainsi que de nombreuses ressources afin de connaître l’état des connaissances scientifiques, ce que dit la loi et les moyens d’actions. Plus d’information : www.victimes-pesticides.fr. OGM, Semences
Dans l’affaire du renouvellement de l’autorisation du maïs
Mon810, opposant notamment Monsanto, titulaire de cette
autorisation, au ministre français de l’Agriculture et de la Pêche,
l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE)
a rendu ses conclusions le 22 mars dernier. Selon l’avocat général,
la clause de sauvegarde mise en œuvre par la France, vis-à-vis du
maïs Mon810, est illégale, car prise sur le fondement d’un texte qui
n’était pas applicable pour ce cas. Il convient d’attendre la
position de la CJUE, mais si ces conclusions étaient suivies dans
les faits, le maïs Mon810, emblème de la question des OGM, pourrait
faire sa réapparition dans nos champs. Or, les semis de maïs sont
imminents (entre avril et mai). Si la CJUE suit l’avis de l’avocat
général, le Conseil d’Etat devra alors demander l’annulation de
l’arrêté pris par le ministère… En cas de déclaration d’illégalité
de la clause de sauvegarde par le Conseil d’État, un nouveau
moratoire qui respecterait les analyses de la CJUE serait-il
adopté ? Blocage du traité de la FAO sur les semences D’après le Réseau Semences Paysannes, la quatrième réunion du Traité International sur les semences qui s’est tenue du 14 au 18 mars à Bali s'est achevée sur un constat de blocage. En se faisant représenter par deux représentants de l'industrie employés par le Groupement National Interprofessionnel des Semences, le gouvernement français porte une lourde responsabilité dans cet échec. En effet, la délégation française a tout fait pour que l'Europe empêche, aux côtés du Canada et de l'Australie, tout progrès réel dans le fonctionnement du Traité.
Depuis sa naissance en 2005, le Traité a rempli sa première tâche
: offrir à l'Industrie un accès libre aux semences récoltées dans
les champs de tous paysans du monde et enfermées dans les banques de
germoplasmes. Cet accès lui est indispensable pour sélectionner les
variétés qu'elle commercialise en interdisant aux paysans de
réutiliser librement leurs semences ou de les échanger. Mais le
Traité n'a pas commencé à accomplir sa deuxième tâche concernant les
droits des agriculteurs qui sélectionnent, conservent, ont fourni
gratuitement et fournissent encore toutes leurs semences
Ainsi, l'Europe a repris à son compte la volonté de ne pas
respecter ces droits, déjà affirmée par la France lors de la
précédente réunion du Traité à Tunis : les agriculteurs ont le droit
de payer des royalties pour pouvoir utiliser leurs semences de ferme
et d'inscrire leurs variétés au catalogue pour pouvoir en
commercialiser les semences, inscription qui leur est inaccessible
vu les normes industrielles imposées. Les conséquences socio-économiques des OGM L’association Les Amis de la Terre Europe ont publié un rapport bien documenté intitulé « Les Conséquences socio-économiques des OGM, les coûts cachés pour la chaîne alimentaire ». Ce rapport est disponible sur leur site internet : www.amisdelaterre.org Recherche Agroecologie et droit à l'alimentation GENEVE, le 8 mars dernier, le Rapporteur spécial de l’ONU, Olivier De Schutter, a présenté son rapport "Agroecologie et droit à l'alimentation" devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Fondé sur l'examen approfondi des plus récentes recherches scientifiques, ce rapport démontre que l'agroécologie peut doubler la production alimentaire de régions entières en 10 ans tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions au changement climatique. « L'agroécologie est une approche exigeante au niveau des connaissances », explique Olivier De Schutter. « Elle requiert donc des politiques publiques qui soutiennent la recherche participative et la vulgarisation agricole ». Le Rapporteur spécial exhorte notamment les États à soutenir les organisations paysannes, qui sont un maillon essentiel dans l’identification et la diffusion des meilleures pratiques agroécologiques. « On sait aujourd’hui que soutenir l’organisation sociale a autant d’impact que la distribution d’engrais. Lorsqu’ils travaillent ensemble, les paysans et les scientifiques sont une source importante de pratiques innovantes », poursuit l’expert de l’ONU. Le rapport appelle donc les Etats à entamer un virage fondamental en faveur de l'agroécologie comme moyen de répondre aux défis alimentaires, climatiques et de pauvreté dans le monde.
La multiplication
des rapports et des études allant dans le sens de l’agro-biologie
finira-elle par convaincre nos gouvernements et nos concitoyens de
l’urgence de développer les techniques inspirées du fonctionnement
de la nature, pour l’avenir de notre alimentation et la préservation
de notre environnement ? Nous le souhaitons vivement. Films
Nouvelle enquête de Marie-Monique Robin : « Notre poison quotidien »
Après
s’être intéressée de près aux OGM à travers « le
Monde selon Monsanto »,
Marie-Monique Robin poursuit son travail de journaliste
d’investigation sur le terrain de l’agro-alimentaire.
Livres
Depuis
2003 la lutte contre les OGM, basé sur la désobéisance civique,
civile et non violente s'est élargie à toute la société. Issus de
tous les milieux sociaux, professionnels, culturels, les Faucheurs
Volontaires participent à mouvement social qui répond à une
problématique publique : l'introduction des OGM en plein champ ! Formation Prochaine promotion du BPREA en biodynamie Le BPREA « polyculture-élevage adapté à l’agriculture bio-dynamique » est une formation sur deux ans en alternance coordonnée par le Mouvement de l’Agriculture Bio-dynamique et le CFPPA du Bas-Rhin (67). Depuis plus de 20 ans, elle a pour vocation de former de jeunes adultes à la pratique d’une agriculture responsable, en lien intime avec la nature et le monde vivant. La formation comprend deux stages pratiques de 8 mois au sein de fermes en bio-dynamie, ainsi que 8 mois de formation théorique où les disciplines classiques alternent avec une approche phénoménologique et goethéenne du vivant, de l’économie et de la société. La prochaine promotion démarre en novembre 2011 et le recrutement est déjà en cours. Qu’on se le dise ! Plus de renseignements sur notre site internet ou Martin QUANTIN : m.quantin@bio-dynamie.org Nouvelles du monde Etats-Unis : premiers diplômes pour la formation par apprentissage
The North American Biodynamic Apprenticeship
Program (NABDAP) est un projet de l’association de bio-dynamie
d’Amérique du Nord. Il vise à former la prochaine génération
d’agriculteurs bio-dynamistes en proposant un programme rigoureux
qui inclut des sessions de cours théoriques et deux années
d’apprentissage sur les fermes. Cette année, le NABDAP a organisé
deux semaines de formation autour du thème « la plante entre Terre
et Cosmos », avec l’intervention de professionnels de pédologie,
botanique, entomologie et d’agriculture bio-dyanmique. Le NABDAP a
également tenu une seconde rencontre avec les maîtres de stages qui
forment les apprentis pendant les deux années de stage, ainsi que la
remise des sept premiers diplômes, lors d’une cérémonie pleine de
chaleur humaine, pendant la Conférence Nationale de Bio-dynamie
2010. Suisse : La Bouse de Corne Populaire, un acte citoyen à la portée de tous !
La Bouse de Corne Populaire ouvre la biodynamie
au monde. Elle rend accessible et simplifie la mise en oeuvre et
l’utilisation des préparations biodynamiques pour des personnes
possédant de petits lopins de terre, voir de simples bacs à fleurs
sur leur balcon. Elle permet également de sensibiliser des
professionnels sur l’état de leurs sols, et les informer de
l’efficacité des préparations biodynamiques. En 2010, 19 bouses de corne populaires ont été organisées, 38,5 hectares bouse de corné et 5,4 kg de bouse de corne utilisé. Une centaine de personnes ont bouse de corné leur terrain. Un travail d'information a eu lieu lors de chaque BCP. A la suite de l'une d'elle, la ville de Lausanne a décidé de tester la biodynamie sur 1 parchet de vigne en ville ainsi que 1000m2 de culture de plantes vivaces dans la pépinière communale. Les perspectives pour 2011 : Augmenter le nombre de bouses de corne populaire en Suisse romande, mettre en place la collaboration ARB - MABD (Colmar) pour diffuser la bouse de corne populaire en France. Les premiers contacts ont déjà été pris et la collaboration s’annonce dynamique. Et pourquoi ne pas faire de même en Suisse alémanique ?
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