Les préparations sont la pierre angulaire de la méthode biodynamique, c’est grâce à leur utilisation qu’il est possible de soigner la terre, d’augmenter sa vitalité et de produire des légumes plus sains et savoureux.

Nous proposons également d’autres produits utiles pour le jardinage et l’agriculture biodynamique et biologique :

plantes sèches pour réaliser des tisanes, décoctions ou extraits fermentés

minéraux pour poudrage ou compléments du compost

 

 

Les préparations à pulvériser

 

Méthodes d’élaboration : la bouse de corne est le résultat de la maturation de bouse de vache dans une corne de vache enterrée durant la période hivernale.

Époques de pulvérisation : la préparation “bouse de corne” (500) devrait être appliquée au moins deux fois par an, en général au printemps et à l’automne, un peu avant que l’activité biologique des sols ne soit la plus intense, c’est à dire lorsque la chaleur et l’humidité sont suffisantes. Chacun doit juger des conditions dans son propre lieu.
L’application devrait se faire dans la soirée, par un jour ni trop venté, ni trop chaud ; une fin d’après-midi un peu couverte est idéale. On évite de pulvériser sous la pluie ou si une grosse pluie est prévue immédiatement après l’épandage. Les indications du calendrier des semis sont secondaires par rapport aux conditions météorologiques, mais un jour racine en période de lune descendante est optimale.

Conditions de pulvérisation : la pulvérisation doit se faire juste après la dynamisation, en goutte assez grosse, sur le sol.  Pour la pulvérisation, le jardinier peut utiliser une balayette et un seau.
Si l’on emploi un pulvérisateur la pression ne doit pas être supérieur à 0,8 bar. Idéalement, le pulvérisateur devrait être en cuivre, il doit en tout cas être bien propre et ne jamais avoir contenu de produit chimique.

Brassage (dynamisation) : la préparation “bouse de corne” (500) doit être diluée dans l’eau et brassée énergiquement durant exactement une heure avant d’être pulvérisée. La formation du vortex doit être énergique sans causer de projections d’eau. Les pentes de l’entonnoir formé doivent être les plus rectilignes possible, elles ne doivent pas former d’épaulement. Le vortex doit être aussi profond que possible et aller presque jusqu’au fond du récipient. Le chaos doit être vigoureux. Il faut rechercher un rythme actif et musical, sans pauses.

Récipient :  idéalement, le récipient de brassage devrait être en cuivre, en poterie de grès (sans plomb), en fer étamé ou émaillé. Il doit être bien propre et ne jamais avoir contenu de produit chimique. Il doit être plus haut que large, une forme légèrement conique est possible. On doit prévoir un volume total du récipient du double du volume à brasser pour permettre une bonne formation du vortex (tourbillon).

Eau : on devrait utiliser de l’eau de pluie conservée dans de bonnes conditions. À défaut d’eau de pluie, on peut utiliser de l’eau limpide d’un cours d’eau ou d’une source non calcaire. Les eaux du réseau contiennent presque toutes du chlore, des nitrates et des pesticides divers. Ces eaux diminuent singulièrement l’efficacité des préparations biodynamiques ainsi que celle des extraits végétaux. Si l’eau de la ville est la seule disponible, il faut la laisser séjourner dehors dans un récipient ouvert pendant plusieurs jours, en la brassant brièvement de temps à autre, mais c’est un pis-aller qui conduit à bien des échecs. On devra veiller au pH et à la dureté de l’eau. Les eaux calcaires ou alcalines ne conviennent pas. On recherchera un pH inférieur à 6,5.

Chauffage : l’eau doit être tiédie avant le brassage. Il ne faudrait pas ajouter de l’eau très chaude pour tenter de réchauffer une eau plus froide. L’idéal est de chauffer la totalité de l’eau approximativement jusqu’à la température du corps humain (37°), en utilisant un chauffage au bois ou au gaz (ni électricité, ni gas-oil).

Quantité : une portion de 25 g, brassée dans 5 à 10 l d’eau, convient pour un jardin ou une surface jusqu’à 25 ares. En agriculture, on utilise 100 g de bouse de corne dans 25 à 35 l d’eau par hectare.

Conservation : idéalement il faudrait utiliser ce produit dès réception. Il existe des caisses spéciales à double paroi remplies de tourbe pour la conservation des préparations. Un jardinier peut aussi conserver cette préparation dans un bocal de verre enfoui dans la tourbe dans un endroit abrité, à l’écart des pollutions électromagnétiques (une cave par exemple). La préparation ne doit pas s’assécher, ni développer de mauvaises odeurs.

 

Méthodes d’élaboration : la silice de corne est élaborée par une longue maturation de poudre de silice dans une corne de vache durant la période estivale

Époques de pulvérisation : cette préparation s’adressant à la partie aérienne des plantes, il est important pour l’époque de pulvérisation de tenir compte du stade de développement de la culture. Elle est appliquée le plus souvent au printemps, lorsque les plantes ont acquis de la vigueur et sont en pleine croissance, et durant l’été et l’automne, quand les fruits se forment. De manière générale, il faut éviter de pulvériser sur des plantes trop jeunes ou trop faibles. Elle est particulièrement utile après et durant des périodes pluvieuses ou d’humidité prolongée, mais on s’abstiendra de pulvériser sous la pluie. La préparation 501 devrait être appliquée au plus près du lever du soleil, mais pas avant celui-ci, et au plus tard avant 8 heures du matin.

Conditions de pulvérisation : il faut épandre aussitôt que possible après avoir brassé. Cette préparation s’applique à haute pression, comme un fin brouillard dirigé vers le haut pour lui donner la possibilité de retomber sur le feuillage. On choisira une pression la plus forte possible (2 bars au minimum), le liquide devrait-être filtré pour éviter de boucher les buses. Le but n’est pas de mouiller le feuillage mais de créer un très fin brouillard au travers duquel la lumière peut pénétrer. Idéalement, le pulvérisateur devrait être en cuivre, il doit en tout cas être bien propre et ne jamais avoir contenu de produit chimique.

Brassage (dynamisation) : la préparation “silice de corne” (501) doit être diluée dans l’eau et brassée énergiquement durant exactement une heure avant d’être pulvérisée. La formation du vortex doit être énergique sans causer de projections d’eau. Les pentes de l’entonnoir formé doivent être les plus rectilignes possibles, elles ne doivent pas former d’épaulement. Le vortex doit être aussi profond que possible et aller presque jusqu’au fond du récipient. Le chaos doit être vigoureux. Il faut rechercher un rythme actif et musical, sans pauses.

Récipient : idéalement, le récipient de brassage devrait être en cuivre, en poterie de grès (sans plomb), en fer étamé ou émaillé. Il doit être bien propre et ne jamais avoir contenu de produit chimique. Il doit être plus haut que large, une forme légèrement conique est possible. On doit prévoir un volume total du récipient du double du volume à brasser pour permettre une bonne formation du vortex (tourbillon).

Eau : même si la qualité de l’eau à une importance moins déterminante que pour la “bouse de corne”, on devrait utiliser de l’eau de pluie conservée dans de bonnes conditions. À défaut d’eau de pluie, on peut utiliser de l’eau limpide d’un cours d’eau ou d’une source non calcaire. Les eaux du réseau contiennent presque toutes du chlore, des nitrates et des pesticides divers. Si l’eau de la ville est la seule disponible, il faut la laisser séjourner dehors dans un récipient ouvert pendant plusieurs jours, en la brassant brièvement de temps à autre. On devra veiller au pH et à la dureté de l’eau. Les eaux calcaires ou alcalines ne conviennent pas. On recherchera un pH inférieur à 6,5.

Chauffage : là aussi, la température de l’eau à une importance moins déterminante que pour la “bouse de corne”. L’idéal est cependant de chauffer la totalité de l’eau approximativement jusqu’à la température du corps humain (37°), en utilisant un chauffage au bois ou au gaz (ni électricité, ni gas-oil).

Quantité : une portion de 1 g, brassée dans 5 à 10 l d’eau, convient pour un jardin ou une surface jusqu’à 25 ares. En agriculture, on utilise 4 g de silice de corne dans 25 à 35 l d’eau par hectare.

Conservation : la 501 peut se conserver dans un bocal de verre exposé au soleil (rebord de fenêtre bien exposé)

Méthodes d’élaboration : le compost de bouse est une sorte de compost concentré réalisé avec de la bouse de vache additionnée de poudre de basalte, de coquilles d’œufs et des six préparations biodynamiques du compost.

Époques de pulvérisation : le compost de bouse peut s’employer plusieurs fois dans l’année, avant l’utilisation de la bouse de corne au début du printemps ou lorsqu’on intègre une grande quantité de matière organique fraiche dans le sol (engrais verts par exemple).

Un jour racine en période de lune descendante est optimale.

Conditions de pulvérisation : une fois brassé, le liquide conserve son efficacité durant 72 heures au moins. L’épandage dans un rythme de trois fois consécutives, à intervalle régulier, donne de bons résultats (un soir, un matin, un soir ; ou encore trois soirs de suite ; ou encore en trigone, suivant ainsi les indications du Calendrier des semis de M. Thun sur le rythme sidéral de la Lune).
Pour la pulvérisation, le jardinier peut utiliser une balayette et un seau. Si l’on emploie un pulvérisateur la pression ne doit pas être trop élevée, et il faut prendre soin de bien filtrer le liquide.

Brassage (dynamisation) : la préparation “compost de bouse” doit être diluée dans l’eau et brassée énergiquement durant 20 mn seulement avant d’être pulvérisée. La formation du vortex doit être énergique sans causer de projections d’eau. Les pentes de l’entonnoir formé doivent être les plus rectilignes possible, elles ne doivent pas former d’épaulement. Le vortex doit être aussi profond que possible et aller presque jusqu’au fond du récipient. Le chaos doit être vigoureux. Il faut rechercher un rythme actif et musical, sans pauses.

Récipient : idéalement, le récipient de brassage devrait être en cuivre, en poterie de grès (sans plomb), en fer étamé ou émaillé. Il doit être bien propre et ne jamais avoir contenu de produit chimique. Il doit être plus haut que large, une forme légèrement conique est possible. On doit prévoir un volume total du récipient du double du volume à brasser pour permettre une bonne formation du vortex (tourbillon).

Eau : même si la qualité de l’eau à une importance moins déterminante que pour la “bouse de corne”, on devrait utiliser de l’eau de pluie conservée dans de bonnes conditions. À défaut d’eau de pluie, on peut utiliser de l’eau limpide d’un cours d’eau ou d’une source non calcaire. Les eaux du réseau contiennent presque toutes du chlore, des nitrates et des pesticides divers. Si l’eau de la ville est la seule disponible, il faut la laisser séjourner dehors dans un récipient ouvert pendant plusieurs jours, en la brassant brièvement de temps à autre. On devra veiller au pH et à la dureté de l’eau. Les eaux calcaires ou alcalines ne conviennent pas. On recherchera un pH inférieur à 6,5.

Quantité : une portion de 60 g, dynamisée dans 10 l d’eau, convient pour un jardin ou une surface jusqu’à 25 ares. En agriculture, on utilise 240 g de compost de bouse dans 25 à 35 litre d’eau par hectare.

Conservation : idéalement il faudrait utiliser ce produit dès réception. Il existe des caisses spéciales à double paroi emplies de tourbe pour la conservation des préparations. Un jardinier peut aussi conserver cette préparation dans un bocal de verre enfoui dans la tourbe dans un endroit abrité, à l’écart des pollutions électromagnétiques (une cave par exemple).

 

 

Les préparations du compost

 

 

La fertilité de la ferme ou du jardin biodynamique est basé sur l’emploi de composts. Une pratique spécifique consiste en l’ajout de six préparations (à base de plantes médicinales) destinée à orienter l’évolution du compost de façon équilibrée. Le compost ayant reçu les préparations biodynamiques est appelé le compost dynamisé.

L’humus est la clé de la fertilité. Le maintien voire l’augmentation de la teneur du sol en humus doit être un objectif pour tous. L’attention portée à l’humification des matières organiques est fondamentale pour l’agriculture biodynamique.

Le compostage en tas et l’introduction des préparations spécifiques tirées du règne végétal et du règne animal, caractérisent le compostage biodynamique.

Ces préparations n’agissent pas seulement sur le tas de compost lui-même, mais surtout dans le sol où il est répandu. Elles ne représentent pas un apport direct d’éléments, mais sont capables de les mobiliser dans le sol et dans l’atmosphère. Elles introduisent une vitalité et une santé nouvelle dans les sols.

Généralités

Le compost est le résultat d’une fermentation, c’est à dire d’une transformation de matières organiques par les micro-organismes.
Cette fermentation doit se dérouler en présence d’air comme dans un tas de fumier compact ou dans une fosse à purin.
L’aérobie est essentiel pour une bonne fermentation, afin qu’elle ne dégage pas de mauvaises odeurs et aboutisse à un produit final de qualité qui, par son aspect et son odeur, rappelle l’humus de la forêt. Le bon degré d’humidité au départ est également déterminant.

Choix du site

L’emplacement doit être plat, l’idéal est qu’il soit légèrement bombé pour ne pas provoquer d’accumulation d’eau. Le pied du tas de compost ne doit jamais baigner dans l’humidité. Il ne doit pas être exposé au vent et au soleil d’été.

Choix du moment

L’idéal est le printemps (de mars en mai) durant la période de lune descendante.

Choix des matériaux

Il est possible de composter tous les déchets organiques d’origine végétale et animale, non pollués, capables de se décomposer et de se transformer rapidement et sans nuisances : déchets du jardin, de la cuisine, …
Le fumier de bovin est le meilleur matériau de base. Il faut chercher à en obtenir autant que possible et de la meilleure qualité.
Si le compost est purement végétal, on doit y ajouter un peu de chaux sous forme aérienne éteinte, de calcaire broyé dolomie ou encore de lithothamne.
Si on est limité, on complétera avec d’autres fumiers. Ils ont chacun leurs qualités propres pouvant compenser les différentes natures de sols ou de cultures.

Exemples :

  • les fumiers dit « chauds » : de volaille, cheval, mouton ou chèvre
  • les fumiers dit « froids » : de bovins, canard ou porcs.

L’ajout de terre est favorable pour éviter l ‘échauffement, surtout avec le fumier de cheval.
Les matériaux incluant les algues, les poudres de roches, les feuilles mortes, les soies de porc, la plume de volaille, la corne non torréfiée sont utilisables avec prudence.

Enfin, le tas ne doit pas dépasser 1 à 1,30 mètres de hauteur et de 1,50 à 2 mètres maximum de largeur.

Les préparations du compost

A l’origine, la description de leur activité par Rudolf Steiner ne concernait pas directement le processus de compostage lui-même, mais l’effet sur les sols et le comportement des plantes.

L’expérience montre cependant qu’elles sont dotées de propriétés intéressantes pour l’évolution du phénomène de compostage.
Comme la réduction de la montée en température, les pertes de substances globalement réduites, une amélioration de la conservation des nitrates et des phosphates.

Les préparations biodynamiques pour le compost se trouvent au nombre de six :

  • L’Achillée millefeuille – Achillea millefolium (502)
  • La Camomille officinale – Matricaria recutita (503)
  • L’Ortie – Urtica dioïca (504)
  • L’Écorce de chêne – Quercus robur (505)
  • Le Pissenlit – Taraxacum dens leonis (506)
  • La Valériane officinale– Valeriana officinalis (507)

L’efficacité de ces préparations est fortement dépendante des soins liés à leurs élaborations (cueillette, séchage, … ) et aux conditions de conservation.

Si on n’est pas soigneusement équipé pour conserver les préparations destinées au compost, il est préférable d’avoir édifié le tas avant de commander les préparations afin de les incorporer directement à réception.

La préparation d’achillée millefeuille (Achillea millefolium) joue un rôle particulier dans la mobilité du soufre et de la potasse. 

 La préparation de camomille (Matricaria chamomilla L. ou Chamomilla recutita) est liée au métabolisme du calcium, elle régularise le processus de l’azote.

 La préparation d’ortie (Urtica dioica) est en rapport avec l’azote et le fer, elle renforce l’influence des deux premières préparations. Elle donne au compost et au sol une sensibilité, une sorte de « raison » et favorise une bonne humification.

 Le préparation d’écorce de chêne rouvre (Quercus robur) a un rapport avec le calcium et régularise les maladies des plantes dues à des phénomènes de prolifération, d’exubérance

 La préparation de pissenlit (Taraxacum officinale) joue, entre autre, un rôle important vis-à-vis de l’acide silicique.

 

La préparation de valériane (Valeriana officinalis) aide à la mobilité du phosphore dans les sols et forme une sorte de manteau de chaleur protecteur autour du compost, une peau indispensable à tout organisme.

 

 

 

Les plantes 

Un purin d’environ 24 h renforcera l’action des préparations fongicides (prêle ou tanaisie par exemple). Utiliser 25g de fleurs pour 1 l d’eau et verser dans 10 l de préparation fongicide (prêle ou tanaisie).
La tisane, réalisée en couvrant la plante d’eau bouillante et infusée 15 minutes, est recommandée en mélange avec le liquide nutritif des abeilles durant l’hivernage. 

 Une décoction de 30 mn renforcera l’action des préparations fongicides (prêle ou reine des prés par exemple) notamment contre le mildiou. Utiliser 20g d’écorce pour 1 l d’eau et verser dans 10 l de préparation fongicide.

Cette plante des préparations bio-dynamique s’utilise également en tisane pour renforcer les jeunes plantes et les protéger des maladies. On l’associera efficacement aux préparations fongicides (utiliser 50 g. pour 10 l. d’eau).
La tisane de camomille est particulièrement bénéfique aux abeilles en vue de l’hivernage (cette tisane est réalisée comme celle d’achillée). 

La consoude est un stimulateur de la vie microbienne du sol et de la végétation.
Réaliser 5 l de purin avec 150 g de feuilles, diluer 5 fois pour arroser le sol (on obtient 25 l à partir de 5 l) ou 20 fois pour pulvériser les jeunes plantes. 

 La décoction d’écorce de chêne est réputée pour son action préventive contre les maladies cryptogamiques. 25g décocté dans 1 litre d’eau et dilué dix fois.

 En purin, 50 g de feuilles pour 5 l d’eau et diluer 10 fois, la fougère possède des propriétés répulsives et insecticides, notamment contre le taupin et les pucerons.

100 g d’orties sèches suffisent pour 10 l de purin. Son action fertilisante n’est plus à démontrer mais attention à le diluer 10 fois pour ne pas brûler vos plantes.
Elle peut également s’utiliser en tisane : plonger 20 g. dans 1 l d’eau puis diluer 10 fois. Pulvérisée sur les jeunes plantes, elle stimulera leur croissance.
Selon les travaux de Maria Thun, la tisane d’ortie peut être ajoutée avec succès au sirop nutritif des abeilles. 

 L’osier est réputé pour son action préventive contre les maladies cryptogamiques. 25g décocté dans 1 litre d’eau et dilué dix fois.

La tisane de fleur de pissenlit renforce les plantes cultivées, notamment les céréales. 

La reine des prés est un bon préventif pour toutes les plantes sensibles au mildiou et autres maladies cryptogamiques. Plonger 25 g de fleurs sèches dans 1 l d’eau froide et de porter à 80°C. Attendre ensuite que la tisane refroidisse avant de la filtrer et de la diluer à 10 % pour une pulvérisation foliaire. Il est important de ne pas dépasser la température de 80° pour ne pas détruire l’acide salicylique.  

 Laisser macérer pendant 24 h puis réaliser une décoction d’une demi-heure (20 g/litre et diluer 5 fois). La prêle se révèle un parfait fongicide et dynamiseur de croissance. Nous recommandons particulièrement son association avec l’ortie.
La tisane de prêle est également bénéfique aux abeilles.

En purin, 100 g pour 10 l d’eau, la tanaisie a des vertus insectifuges, insecticides et fongicides contre la rouille et le mildiou. Elle peut également s’utiliser en tisane, comme le pissenlit.

 

 

Les minéraux 

Algues calcaires lithotamme

Péchée en mer du Nord, cette algue calcaire peut servir d’amendement pour rehausser le ph du sol mais aussi pour soutenir son activité microbienne (dose 3kg/m2).
Cependant, cette ressource ce renouvelant très lentement, il est préférable d’utiliser d’autres amendements calcaires pour le sol. Il reste en revanche tout à fait indispensable pour ses autres utilisations.
Contrairement aux autres amendements calcaires, le lithothamme riche en magnésium et en oligo-éléments sert aussi d’engrais foliaire, de préventif des maladies cryptogamiques et d’insectifuge (en poudrage 150 à 200 g/100 m2).

L’argile bentonite

Cette argile minérale composée de 80% de montmorillonite possède une capacité de gonflement de 20 fois son volume. Elle constitue un excellent amendement pour favoriser la rétention de l’eau dans les sols légers et séchants, sableux ou limoneux (500 g/m2).
Additionnée au compost, elle absorbe les odeurs et forme un humus de très bonne
qualité (3 kg/m3).
L’argile est également intéressante comme fixateur en complément d’un produit de traitement (tisane, décoction, purin de plante… 100 à 200 g d’argile pour 10 l). En poudrage ou mouillage sur les feuilles, elle apporte un engrais folliaire et constitue une protection physique contre de nombreux insectes piqueur des feuilles (voir article dans biodynamis n° 49).

Basalte micronisé 

Ce basalte est issu d’un volcan ancien, le Kaiserstuhl, proche de Colmar. Il apporte de la silice et de nombreux oligo-éléments et facilite l’absorption par les plantes des éléments nutritifs présents dans le sol. Il participe à la formation du complexe argilo-humique et stimule la vie microbienne. Grâce à son « pouvoir tampon » le basalte neutralise aussi bien les sols acides que les sols basiques. A l’automne ou au printemps incorporer dans le sol environ 250 g/m2. Incorporation dans le compost : 10 kg/m3
Il peut aussi s’utiliser en poudrage sur les feuilles contre les parasites. A la plantation en pralinage des racines, mélanger le basalte avec de la bouse de vache et de l’eau de manière à obtenir une bouillie onctueuse. (voir article dans biodynamis n° 35)

 

Preicobackt – badigeon pour soin des troncs

Indication : Le Preicobakt – Badigeon pour soin des tronc – remplace l’ancien chaulage des troncs tout en évitant les problèmes liés à l’utilisation de la chaux, comme par exemple la dessiccation de l’écorce. Le Preicobakt nourrit les tissus de l’écorce et la maintient jeune et souple. Il renforce les cellules et empêche ainsi les dégâts dû au gel et à la chaleur (fissures de l’écorce). Il favorise le développement et l’élasticité de l’écorce, ce qui améliore largement la nutrition des arbres. Il s’utilise également pour régénérer les rosiers et les arbustes d’ornement.
Composition : Produit de soin des plantes composé de substances naturelles pures, comme de la silice, des minéraux argileux, des plantes médicinales et des mouillants naturels.
Recommandations d’usage : Pour le soin des troncs, on mélange 0,5 kg du produit avec 2,5 l d’eau pour obtenir une bouillie qu’on laissera gonfler. Puis, on dilue cette bouillie jusqu’à obtention de la quantité et de la consistance souhaitée.
Il s’utilise en automne, après les récoltes, lors d’une journée ensoleillée et sans risque de gel, afin que le badigeon puisse bien adhérer et sécher.