Fuseau horaire Quebec : lecture du Calendrier des Semis

Pour lire le Calendrier des Semis, il suffit d’appliquer le décalage horaire classique.
Par exemple, pour le 16 juin 2013, l’influence racine débute à 15 h en France métropolitaine, il faut enlever 6 h pour le Québec.

Quelles différences entre un calendrier lunaire et notre calendrier lunaire et planétaire ?

  • Notre calendrier diffère d’autres calendriers lunaires car il prend en compte l’influence des planètes et pas seulement de la Lune dans les constellations du zodiaque. Nous avons donc les influences des trigones, de certaines oppositions, des nœuds planétaires qui viennent modifier la simple influence lunaire.
  • Dans notre calendrier, les apogées lunaires sont indiqués comme des jours fleurs chaque mois.
  • Une différence au niveau des horaires est souvent liée à la façon dont les constellations sont délimitées. Nos calculs se basent sur les indications de R. Steiner et des chercheurs ayant repris sa suite au sein de l’Université Libre du Goetheanum.
  • Certaines publications proposent des modifications liées à notre position sur la terre (parallaxe) mais cela ne nous semble pas fondé car les positions des astres ne sont que les « marqueurs » des grands rythmes naturels. C’est plus subtil, le vivant n’est pas directement lié à des phénomènes géométriques, des positions dans l’espace, mais à des rythmes qui sont les mêmes pour l’ensemble de la planète Terre.
  • Pour avoir une vue complète de tout ces phénomènes, Nous vous conseillons l’achat de notre Calendrier des semis biodynamique qui propose une trentaine de pages d’explications sur les principaux rythmes et des conseils pour pratiquer la biodynamie au jardin.

Connaissez- vous un fournisseur de semence de prêle ?

La prêle ne fait pas de graines mais des spores (comme les fougères) qui ont une durée de vie très limitée et ne peuvent pas être séchés. Donc pas de conservation ni de vente possibles.
Le reproduction asexuée par les rhizomes est beaucoup plus efficace (même dans la nature). Il suffit de replanter un bout de « racine » dans des conditions propices.

Comment éviter les attaques de mildiou ?

  • Mettez un bouquet de trois quarts d’ortie et un quart de prêle dans de l’eau froide.
  • Menez à ébullition.
  • Laissez cuire 5 mn, puis infusez 10 mn.
  • Ensuite, complétez avec de l’eau fraîche, deux fois le volume initial pour refroidir.
  • On filtre et on verse dans un pulvérisateur à dos.

Cette préparation simple à élaborer peut être répétée toutes les semaines en cas de risques élevés.

Comment se débarrasser de la mouche du poireau ?

Un voile protecteur et une incinération biodynamique peuvent freiner les attaques de ce parasite. Il semble que les dégâts soient les plus importants les 3 premières années suivant l’arrivée de la mouche du poireau dans un nouveau lieu. Après c’est « un peu moins pire ». Il est également possible de « jouer » avec les dates de semis ou de repiquage, pour que toute la production ne soit pas touchée par les vols de mouches pondeuses qui ne durent que quelques jours.tre

Stockage des légumes à l’automne

Il faut préparer le silo à légumes : soit on creuse un trou dans le jardin qu’on couvre avec un couvercle étanche, en isolant avec de la paille ou un voile de forçage, soit on enterre un tambour de machine à laver qu’on isole également.

Stockage des carottes en tonneau de plastique enterré ?

Le tonneau en plastique à l’avantage de protéger efficacement contre les rongeurs. Si vous n’avez pas de problème de pourrissement qui peut survenir car l’humidité dégagée par les carottes reste stagnante dans le tonneau, je n’y vois pas d’inconvénient. La migration de produits chimiques du plastique vers les carottes, dans ces conditions, ne semble pas poser de problème (rien de comparable par exemple à une éventuelle cuisson au micro-ondes dans un tupperware…).
Le grillage est souvent utilisé, il est également possible de faire un « silo » qui ressemblerait à un tas de compost, en creusant sur 15-20 cm puis en recouvrant de terre le tas de carottes (ou autres légumes-racines).

Comment éliminer les chardons ?

Pour éliminer les chardons, vous pouvez faire un purin de la plante entière et lorsque la plante est bien décomposée, pulvériser ce purin filtré trois soirs de suite en Lune devant le cancer.

Comment démarrer des cultures sur une prairie ?

Vous pouvez faire un labour d’automne et une première culture d’engrais vert à cycle court comme la phacélie ou la moutarde.
La pomme de terre et le sarrazin sont bien sûr à conseiller.
Évitez surtout les outils rotatifs comme la fraise qui multiplie les rhizomes tels le chiendent ou le liseron.

Que faire contre le taupin ?

Mon jardin est envahi de taupins. Pourriez-vous m’indiquer un remède efficace pour m’en débarrasser ? Les taupins sont des coléoptères de la famille des Elatéridés. Ils sont reconnaissables à leurs larves filiformes d’où leur pseudonyme de vers fil de fer ou vers jaunes. Les adultes sont caractérisés par leur saut. Les espèces du genre Agriotes sont très nuisibles. Leur cycle évolutif est de cinq ans. On peut trouver dans le même terrain et à la même époque des larves de tous âges, dont la taille varie de 2 à 25 mm, de couleur jaune brillant. Ils aiment l’humidité mais sont sensibles à la sécheresse. Le taupin fait des dégâts surtout dans les prairies récemment retournées. Les dégâts majeurs apparaissent deux à trois ans après le retournement de la prairie et touchent essentiellement les pommes de terre, la betterave, les salades, les carottes, le maïs, les légumineuses et les asperges. Quand vous tirez sur une salade desséchée et qu’elle n’a plus de racine, c’est l’œuvre d’un ver blanc (en début de printemps) ou d’un taupin. En agriculture classique, on traite le sol avec des insecticides très toxiques de type lindane. En lutte préventive, il faut favoriser l’action des prédateurs comme la taupe, la musaraigne, les oiseaux, les carabes. Quand le poulailler n’est pas loin, il faut lâcher les poules en début de printemps sur la parcelle. Les deux et trois premières années après le retournement de la prairie, il faut privilégier la culture de crucifères (chou, moutarde, navet, radis), de tomates et des plantes moins touchées. Il faut souvent ameublir le sol. L’apport de compost à l’automne est favorable. Il faut aussi éviter d’enfouir des matières organiques fraîches. La lutte biologique est difficile. Elle consiste essentiellement en piégeage : couper des pommes de terre, les disposer dans le sol à 4-5 cm de profondeur et ramasser les larves. Essayez le mélange répulsif mis au point par le GRAB (Groupe de Recherche en Agriculture Biologique : tourteau de ricin (15 à 20 kg/100 m2) associé à du purin de fougère aigle (la grande fougère) : 1 kg de plantes mises à macérer 5 jours dans 10 litres d’eau. A pulvériser après filtration. A défaut de les élaborer soi-même, on trouve ces produits chez des fournisseurs comme Magellan ou Natura. Vous le constaterez, mieux vaut prévenir que guérir. Quand la lutte est difficile et que des solutions miracle ne sont pas encore en vue, il faut s’armer de patience et contourner l’obstacle du mieux possible. Laurent Dreyfus Extrait Biodynamis n°50 juin 2005

La recette de badigeon

  • Mélangez à parts égales de la bouse de vache, de l’argile et du petit-lait ((si on ne dispose pas de petit-lait, on peut ajouter 1 % de silicate de soude ou une poignée de basalte).
  • Après obtention d’une texture suffisamment fluide, il suffira d’enduire les troncs et les charpentières (au moins la base) à la balayette ou au pinceau après les avoir brossés.

Choisir le bon moment pour faire des boutures

Pour les boutures, le mieux est de les réaliser en période de lune descendante (période de plantation, indiqué par une bande verticale brune sur le Calendrier des semis) qui revient chaque mois. Cela assure une reprise meilleure de la bouture. Suivant toujours le principe de base du Calendrier des Semis,  il faut utiliser les jours-fleurs pour bouturer des plantes d’ornements (rosier par exemple), des jours-fruits pour les arbres fruitiers…

Que faire contre la cloque du pêcher ?

  • Comme souvent avec les maladies cryptogamiques, les mesures préventives sont les plus recommandées :la plus efficace sera évidemment de planter des variétés résistantes (Amsden, Angevine de Marmande, Reine des vergers ou des pêchers des vignes).
  • Sur des variétés sensibles, il est très recommandé d’utiliser les badigeons (preickobact) sur les troncs et les charpentières.
  • Planter de l’ail au pied de arbres ou suspendre un sac contenant des coquilles d’œufs serait également efficace pour atténuer la vigueur de la cloque.
  • Un arbre carencé en minéraux (notamment zinc et bore) sera plus sensible. L’apport de compost et de purin d’ortie au pied des arbres ou la pulvérisation de tisane d’ortie sur les feuilles apportera un complément en oligo-éléments.
  • Les pratiques biodynamiques de base en arboriculture, à savoir l’utilisation de la silice de corne et de la décoction de prêle seront bénéfiques pour l’ensemble des problèmes liés à des champignons.
  • En méthode curative, le silicate de soude, la bouillie sulfo-calcique ou, en dernier recours, la bouillie bordelaise sera très efficace mais le pêcher est sensible au cuivre en application foliaire.

Pulvérisation de D8 pour réguler les adventices

On peut pulvériser les cendres pures ou faire une dilution homéopathiques en D8 Pour élaborer un D8, il faut incinérer une certaine quantité de graines d’adventices sur du bois, de préférence dans un four en position de la Lune devant Leo. Un grill au charbon de bois peut également faire l’affaire. On fabrique un petit foyer avec des briques ; un morceau de tôle sert de couvercle. Le mieux est de glisser les graines dans une enveloppe en papier et de la poser sur le feu de bois qui doit avoir formé de véritables braises. Il est nécessaire d’avoir des braises rouges pour une bonne incinération des graines. On dispose immédiatement une plaque à four sur les briques car, en brûlant, les graines sautent en tous sens comme des popcorns. Lorsque les graines sont totalement incinérées et que la cendre est refroidie, une personne doit les broyer durant une heure dans un mortier, c’est une dynamisation. Pour les adventices se multipliant par les racines, il faut aussi incinérer quelques morceaux de racines. Important : la cendre doit devenir gris-blanc. Si les graines sont encore noires c’est signe qu’elles ne sont pas totalement incinérées. L’utilisation de ces graines non totalement incinérées n’a aucune action. Ensuite, on peut réaliser la D8 : pour cela, on met 1 g du mélange de cendres dynamisées avec 9 ml d’eau dans une petite bouteille. On agite le tout durant trois minutes. On obtient ainsi une dilution D1. Puis on ajoute 90 ml d’eau et on agite le tout durant trois minutes : on obtient la dilution D2. Pour la D3, il faut ajouter 900 ml d’eau et pour la dilution D4, 9 l d’eau. Après chaque ajout d’eau, il faut agiter trois minutes. Pour passer de la D3 à la D4, on peut brasser l’eau au lieu de l’agiter. Étant donné qu’on arriverait ainsi à 100 000 l d’eau pour la D8, il est conseillé de recommencer avec une quantité plus réduite à partir de la D4. 2 Nous prenons donc 1 ml de D4 et 9 ml d’eau, l’agitons trois minutes pour obtenir une D5. Puis nous ajoutons 90 ml d’eau et agitons le tout durant trois minutes. On obtient ainsi la dilution D6 à laquelle il faut ajouter 900 ml d’eau et agiter 3 minutes pour la D7. Pour terminer, nous ajoutons 9 l d’eau à la D7, agitons ou brassons trois minutes : nous avons ainsi obtenu la D8. On a besoin d’environ 0,5 l de D8 pour 100 m2. On pulvérise trois fois à intervalle de quelques heures. De nombreux praticiens utilisent des cendres de graines non dynamisées et non diluées qui permettent aussi de lutter contre les adventices. Ce faisant, il est important de tenir compte des rythmes lunaires de la plante à réguler lorsqu’on veut seulement lutter contre une plante (voir tableau p.73). Dans ce cas, on n’incinère que les graines de l’espèce à réguler. Sinon, on prend un mélange de graines d’adventices et on les incinère en Lune devant Leo. On répand ensuite les cendres sur les surfaces sur lesquelles on veut limiter le développement des adventices. D’après les recommandations de Rudolf Steiner, on répand ces cendres comme on saupoudre les aliments de sel au moment où le sol est préparé pour les semis. Recette tirée de Pratiquer la bio-dynamie au jardin de Maria Thun, éditions MABD

L’extrait d’ortie fermenté (purin) est idéal pour soutenir le développement des plantes.

Un petit rappel de la recette du «purin» d’ortie :
Coupez 1 kilo de feuilles fraîches d’ortie qui n’ont pas encore entamé leur floraison (pour 10 litres d’eau de pluie, remuez quelques minutes régulièrement pendant 5 à 10 jours, selon la température ambiante. L’odeur ne doit pas être désagréable. Dès que les bulles de fermentation disparaissent, filtrez, la préparation est prête à l’emploi ou à la conservation en bidon. Maintenez de l’humidité à vos semis pour favoriser une levée régulière et rapide.

Peut-on épandre le compost sur la terre bêchée superficiellement et sans la retourner ?

Il n’est en général pas nécessaire de réaliser un « vrai » bêchage chaque année.
Il suffit de travailler superficiellement après avoir épandu le compost, cela est amplement suffisant, surtout si la terre est argileuse. Éviter de bécher une terre humide (qui colle aux bottes).
La pulvérisation du compost de bouse sera très bénéfique, surtout sans utilisation des préparations biodynamiques du compost.
J’attire également votre attention sur les outils de type « grelinette » qui permettent un dé-compactage du sol avec beaucoup moins de travail que le bêchage. C’est aussi beaucoup moins perturbant pour les organismes vivants du sol.

Peut-on mettre les feuilles de thym et de sauge dans le compost ?

Le thym ou la sauge ayant des propriétés antiseptiques assez fortes, il vaut mieux ne pas pas en abuser dans le compost.
Vous pouvez y mettre les restes utilisés en cuisine mais pas la totalité d’un grand pied de sauge mort par exemple.

Est-ce que toutes les légumineuses peuvent servir d’engrais vert ?

En associant céréales (seigle), légumineuses (trèfle, incarnat et luzerne) et phacélie qui se développe vite et fait une bonne masse verte, on obtient un enracinement puissant qui décompacte le sol (seigle). Les légumineuses apportent de l’azote et la phacélie beaucoup de « carbone ». Tout cela étant très joli !e

Quel est le moyen d’enrayer la maladie noire et d’aider les abeilles à surmonter cette épreuve ?

« Souvent ce mal est du à l’alimentation des abeilles avec du miellat. En effet, les abeilles digèrent mal ou pas les miellats.
Il n’existe pas de traitement précis… mais la prévention consiste à ne pas hiverner les colonies avec des provisions constituées de miellat et à sélectionner des abeilles résistantes à ce mal. Habituellement au printemps, – on l’appelle aussi Mal de mai -, la guérison de la ruche est spontanée avec l’apparition des fleurs pour la miellée.
Il faudra donc penser à ôter les cadres du corps de ruches contenant du miellat avant le nourrissage hivernal. Y ajouter des tisanes de camomille, thym, romarin peut aider la colonie.  »
Anne Wanner, apicultrice du projet Biodynapis.