Silice de corne

Silice

Méthodes d’élaboration : la silice de corne est élaborée par une longue maturation de poudre de silice dans une corne de vache durant la période estivale

Époques de pulvérisation : cette préparation s’adressant à la partie aérienne des plantes, il est important pour l’époque de pulvérisation de tenir compte du stade de développement de la culture. Elle est appliquée le plus souvent au printemps, lorsque les plantes ont acquis de la vigueur et sont en pleine croissance, et durant l’été et l’automne, quand les fruits se forment. De manière générale, il faut éviter de pulvériser sur des plantes trop jeunes ou trop faibles. Elle est particulièrement utile après et durant des périodes pluvieuses ou d’humidité prolongée, mais on s’abstiendra de pulvériser sous la pluie. La préparation 501 devrait être appliquée au plus près du lever du soleil, mais pas avant celui-ci, et au plus tard avant 8 heures du matin.

Conditions de pulvérisation : il faut épandre aussitôt que possible après avoir brassé. Cette préparation s’applique à haute pression, comme un fin brouillard dirigé vers le haut pour lui donner la possibilité de retomber sur le feuillage. On choisira une pression la plus forte possible (2 bars au minimum), le liquide devrait-être filtré pour éviter de boucher les buses. Le but n’est pas de mouiller le feuillage mais de créer un très fin brouillard au travers duquel la lumière peut pénétrer. Idéalement, le pulvérisateur devrait être en cuivre, il doit en tout cas être bien propre et ne jamais avoir contenu de produit chimique.

Brassage (dynamisation) : la préparation “silice de corne” (501) doit être diluée dans l’eau et brassée énergiquement durant exactement une heure avant d’être pulvérisée. La formation du vortex doit être énergique sans causer de projections d’eau. Les pentes de l’entonnoir formé doivent être les plus rectilignes possibles, elles ne doivent pas former d’épaulement. Le vortex doit être aussi profond que possible et aller presque jusqu’au fond du récipient. Le chaos doit être vigoureux. Il faut rechercher un rythme actif et musical, sans pauses.

Récipient : idéalement, le récipient de brassage devrait être en cuivre, en poterie de grès (sans plomb), en fer étamé ou émaillé. Il doit être bien propre et ne jamais avoir contenu de produit chimique. Il doit être plus haut que large, une forme légèrement conique est possible. On doit prévoir un volume total du récipient du double du volume à brasser pour permettre une bonne formation du vortex (tourbillon).

Eau : même si la qualité de l’eau à une importance moins déterminante que pour la “bouse de corne”, on devrait utiliser de l’eau de pluie conservée dans de bonnes conditions. À défaut d’eau de pluie, on peut utiliser de l’eau limpide d’un cours d’eau ou d’une source non calcaire. Les eaux du réseau contiennent presque toutes du chlore, des nitrates et des pesticides divers. Si l’eau de la ville est la seule disponible, il faut la laisser séjourner dehors dans un récipient ouvert pendant plusieurs jours, en la brassant brièvement de temps à autre. On devra veiller au pH et à la dureté de l’eau. Les eaux calcaires ou alcalines ne conviennent pas. On recherchera un pH inférieur à 6,5.

Chauffage : là aussi, la température de l’eau à une importance moins déterminante que pour la “bouse de corne”. L’idéal est cependant de chauffer la totalité de l’eau approximativement jusqu’à la température du corps humain (37°), en utilisant un chauffage au bois ou au gaz (ni électricité, ni gas-oil).

Quantité : une portion de 1 g, brassée dans 5 à 10 l d’eau, convient pour un jardin ou une surface jusqu’à 25 ares. En agriculture, on utilise 4 g de silice de corne dans 25 à 35 l d’eau par hectare.

Conservation : la 501 peut se conserver dans un bocal de verre exposé au soleil (rebord de fenêtre bien exposé)

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