Ou comment l’agriculture bio et notamment la biodynamie tirent leurs épingles du jeu.
Reportage France 3 Grand Est
Avec la crise autour du détroit d’Ormuz, depuis fin février, les prix des engrais chimiques ont augmenté de 40 à 50%.
« L’agriculture biologique est-elle davantage préservée face à ces fluctuations de prix ? Pour Maurice Meyer, agriculteur en biodynamie depuis 30 ans à Valff (Bas-Rhin), les conséquences de cette crise sont moindres. Il utilise de la poudre de plume, un engrais organique indépendant des aléas mondiaux. […] Mais les granules de plumes ne suffisent pas. Pour un champ fertile, il faut aussi amener de l’azote avec de la luzerne et du fumier.
[…] Mais Maurice Meyer dit pouvoir provisoirement faire sans. » On pourrait se passer de ces apports d’engrais extérieurs, ou même de compost pendant deux ou trois ans, parce qu’en 30 ans, on a mis en place une fertilisation du sol grâce à la biodynamie. » »
La biodynamie est une agriculture circulaire, dont l’objectif est de favoriser au maximum l’autonomie des paysans, avec peu d’intrants, sans pesticides de synthèse. Il s’agit également de se rapprocher du « zéro déchet » et d’utiliser la fumure pour le compost et la fertilisation des sols.

© Marie-Christine Lang / France Télévisions