Devenir agriculteur du vivant

Première promotion · février 2027 · 12 à 15 places

Deux ans pour apprendre le métier là où il se fait :
sur des fermes, avec ceux qui le pratiquent.

Trois semaines en collectif, neuf semaines en ferme.
Un accompagnement individuel du début à la fin.

2 ans en alternance  ·  Formation professionnelle qualifiante  ·  Organisme de formation certifié Qualiopi  ·  1 000 € par an à la charge du participant

Un troupeau dans une prairie, en surplomb d'une vallée boisée

Prochain rendez-vous : vendredi 11 septembre, de 12h à 13h. Je m’inscris · voir les 7 dates
Une heure en visio, avec Olivier Clisson, paysan-boulanger en Ille-et-Vilaine et responsable de la formation, et un formateur. Tu repars en sachant si c’est pour toi.

Ce sont des paysans qui feront le paysage de demain

Le monde agricole est à un tournant.

Les générations partent

sans toujours être remplacées

Le climat se dérègle

saison après saison

Les sols s’épuisent

là où on produit notre alimentation

Derrière ces trois constats, il y a le quotidien de ceux qui nous nourrissent.

Les réponses ne viendront pas d’ailleurs.

Elles se construiront sur des fermes, par des gens qui auront appris à observer et à décider par eux-mêmes. Les sols, les haies, les troupeaux, les fermes qui tiendront dans trente ans : ce sera leur travail, et il commence maintenant.

C’est à eux que cette formation s’adresse, et elle ne prépare qu’à ça.

Une vache au pâturage, une personne assise dans l'herbe qui l'observe

L’être humain fait partie de la nature.
En favorisant le vivant, la biodiversité et la coopération, l’harmonie et la production peuvent aller ensemble.

Devenir agriculteur, ce n’est pas seulement choisir un mode de production. C’est une manière d’être au monde :

  • produire une alimentation de haute qualité ;
  • observer finement pour décider librement ;
  • coopérer avec les humains et les non-humains ;
  • transmettre ses savoirs ;
  • avoir une posture juste avec les animaux ;
  • prendre soin des paysages comme de son domaine.
Épis de blé barbu issus de semence paysanne
Un blé barbu de sélection paysanne.

C’est pour cela que la formation ne se limite ni à la bio, ni à la biodynamie, ni à l’agroécologie.

30 ans +

d’expérience de formation

Qualiopi

organisme certifié

40

fermes partenaires

30

formateurs

1 000+

agriculteurs dans le réseau

En résumé

QuoiUne formation professionnelle qualifiante en agriculture biodynamique, sur deux ans
Pour qui18 à 40 ans, avec au moins trois mois d’expérience sur une ferme
RythmePar cycles de douze semaines : 3 semaines de regroupement collectif, 9 semaines en ferme d’accueil, en période de formation en situation professionnelle
Sur les fermes partenaires du réseau MABD. Les deux premiers lieux de regroupement sont connus : chez Béné et Manu Leroy, en Champagne, et chez Mathis Baumann
QuandPremière promotion en février 2027. Les candidatures sont ouvertes.
Combien1 000 € par an à ta charge, sur un coût réel de 9 000 € par an
ReconnaissanceQualifiante et certifiée Qualiopi. Non diplômante. Peut se suivre en parallèle d’un BPREA à distance.

Est-ce que c’est ton chemin ?

Ce métier t’installe quelque part. Un sol, un troupeau, des arbres que tu apprends à connaître, et que tu vois changer d’une année sur l’autre.

Un groupe en observation dans une prairie, autour d'un troupeau
Un sol, un troupeau, un paysage.

Ce qu’elle demande

  • avoir entre 18 et 40 ans ;
  • au moins trois mois d’expérience sur une ferme ;
  • avoir choisi l’agriculture comme chemin de vie ;
  • vouloir apprendre par la pratique et par l’expérience ;
  • chercher une formation exigeante, concrète et profondément humaine.

Ce qu’elle n’est pas

  • Elle ne délivre pas de diplôme d’État : elle est qualifiante et certifiée Qualiopi. elle peut se suivre en parallèle d’un BPREA à distance ;
  • Elle ne se suit pas de chez toi : neuf semaines sur douze se passent sur une ferme, et pas forcément près de chez toi ;
  • Ce n’est pas une découverte du métier : les trois mois d’expérience demandés comptent vraiment, tu arrives en sachant à quoi ressemble une journée de travail ;
  • Personne ne te donnera un programme à suivre : tu construis ton propre projet, dès les premières semaines.

Ce que ça coûte, et qui paie quoi

9 000 €

le coût réel d’une année de formation

1 000 €

ce que tu paies, par an

L’écart est couvert par nos partenaires et nos mécènes.

Si le MABD et ses partenaires prennent en charge les huit neuvièmes du coût, c’est qu’ils considèrent la formation de celles et ceux qui reprendront les fermes comme un investissement.

Comment on y arrive

Le MABD a obtenu des accords de principe auprès de fondations et de fonds de dotation. À ton admission, nous te transmettons ces contacts, et tu déposes deux demandes de bourse. Ces démarches sont à ta charge : nous te donnons les contacts, les accords de principe et un coup de main, mais c’est toi qui montes les dossiers.

Ce qu’il faut savoir avant de candidater

Ces accords sont des accords de principe. Nous n’écrivons pas que ton financement est acquis, parce qu’il ne l’est pas tant que les dossiers ne sont pas déposés et acceptés. C’est le point que nous voulons que tu connaisses avant de t’engager, plutôt qu’après.

Ce que comprennent les 1 000 €, et ce qu’ils ne comprennent pas

Les 1 000 € couvrent une partie des frais de formation. Le reste est pris en charge par le MABD et ses partenaires.

Pendant les périodes en ferme d’accueil, tu es logé et nourri. Pendant les regroupements, tu es logé, et les repas se font en caisse commune. Restent à ta charge tes déplacements entre les fermes et les regroupements. Une caisse de solidarité pourra répondre à des besoins.

La formation est professionnelle et qualifiante, elle n’est pas diplômante. Le MABD est certifié Qualiopi. Selon ton projet, tu peux la suivre en parallèle d’un BPREA à distance.

Une alternance qui laisse le temps d’apprendre

Bénédicte Leroy pulvérisant la silice de corne dans les vignes en fleurs
Passer la silice de corne.
Un groupe au travail autour d'une table, en extérieur
Trois semaines en collectif, à chaque cycle.
Une main relevant un sarment de vigne, sous un chapeau de paille
Relever la vigne, pied par pied.

Trois gestes ordinaires, chez Bénédicte et Manu Leroy, l’une des fermes de regroupement. Photos parues dans Biodynamis n° 132.

Le vivant s’apprend en le regardant changer, saison après saison. C’est pour cela que neuf semaines sur douze se passent sur une ferme.

Le parcours avance par cycles de douze semaines.

Semaines 1 à 3

Regroupement collectif

Sur une ferme partenaire. Interventions, exercices d’observation, chantiers collectifs, travaux de groupe, analyses techniques et économiques.

Semaines 4 à 12

En ferme d’accueil

Tu travailles et tu vis au rythme des agricultrices et des agriculteurs qui t’accueillent.

↻ Et entre chaque regroupement : un accompagnement individuel, pour faire germer ton projet et le faire grandir.

Une promotion de 12 à 15 personnes, qui traverse les deux ans ensemble.
Cette dimension collective est au cœur de la pédagogie.

Qui te forme, et où tu atterris

Portrait d'Olivier Clisson, paysan-boulanger et responsable de la formation

Olivier Clisson, paysan-boulanger

Il mène dix-huit hectares à Parthenay-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine : cinq hectares de céréales, un troupeau de vaches nantaises, un fournil où il cuit six fois par semaine. Il a créé son propre mélange de blés, une quinzaine de variétés.

Former des adultes n’est pas nouveau pour lui : il coordonne et anime déjà, au CFPPA de Segré en Anjou, le BPREA destiné aux futurs paysans en biodynamie. Il est vice-président du MABD.

Portrait paru dans Biodynamis n° 118. Photos Stéphane Cozon et Olivier Clisson.

Deux vaches nantaises dans une prairie, face à l'objectif
Ses vaches nantaises, une race locale.
Un paysan accroupi caressant un porc Blanc de l'Ouest dans son parc
Ses porcs Blancs de l’Ouest, une autre race locale.

Ce sont des gens en activité : ce qu’ils transmettent, ils le pratiquent.

Les fermes de regroupement

Des fermes vivantes et diversifiées, choisies pour leur goût et leur expérience de la transmission. Elles accueillent la promotion pendant les temps de regroupement.

Bénédicte et Manu Leroy travaillant le sol de leurs vignes avec leurs chevaux de trait
Les vignes sont travaillées en traction animale depuis 2020. Photo Lorrine Pitois

Chez Bénédicte et Manu Leroy

Premier lieu de regroupement. Le domaine Ruppert Leroy, à Essoyes, dans l’Aube : quatre hectares de vigne en Champagne, une vingtaine de vaches, une douzaine de brebis, des cochons, un verger et un grand jardin. Ils ont bâti eux-mêmes leur maison et les bâtiments de la ferme.

Chaque matin, avant de partir travailler, toute l’équipe nourrit les animaux ensemble. Le soir aussi. Une heure, deux fois par jour.

Mathis Baumann tenant une meule de fromage dans sa fromagerie
Le geisster, un munster 100 % chèvre, qu’il a lancé en s’installant. Photo Soazig Cornu

Chez Mathis Baumann

Deuxième lieu de regroupement. La ferme des Pensées sauvages, à Linthal, à 930 mètres d’altitude dans le massif des Vosges. Une ferme familiale fondée en 1987, un troupeau de vaches vosgiennes, et une chèvrerie que Mathis a créée en s’installant.

Il est né sur cette ferme. Il en est parti travailler dans une dizaine d’autres, en France et en Suisse, avant de revenir s’y installer.

Les lieux des regroupements suivants se calent avec le rythme de la promotion.

Ces deux fermes ont été racontées dans Biodynamis, la revue du MABD : le domaine Ruppert Leroy dans le n° 132, la ferme des Pensées sauvages dans le n° 122.

Les fermes d’accueil

Des fermes menées par des agricultrices et des agriculteurs qui ont le goût de partager leur métier. Des systèmes de production variés, partout en France.

Les formateurs

Ce sont eux que tu auras en face de toi pendant les regroupements.

René Becker

Après deux expériences agricoles, en élevage notamment, il se consacre aujourd’hui à la formation professionnelle. Ses thèmes : la relation à l’animal, l’organisme agricole diversifié, les plantes indicatrices, le paysan méditant. Il fait aussi des visites conseil et des diagnostics de fermes.

Gauthier Baudoin

Ingénieur en agriculture, passionné de jardin et de montagne. Il élabore chaque année le contenu du Calendrier biodynamique et dirige le pôle préparations et plantes sèches du MABD. Il anime des formations sur le soin des plantes par les plantes, l’astronomie et les préparations.

Jean-Michel Florin

Botaniste de formation et formateur au MABD de longue date. Spécialiste de l’histoire de la biodynamie, passionné par l’approche goethéenne du vivant et par sa transmission d’une manière vivante et expérientielle.

Les agriculteurs tuteurs

Ils ne sont pas seulement des tuteurs. Ils transmettent un métier.

Les accompagnateurs

Un accompagnement humain tout au long du parcours, entre chaque regroupement.

Ce que tu sauras faire, et ce que ça ouvre

Ces compétences ont toutes le même objet : comprendre le vivant assez bien pour travailler avec lui.

Sur la ferme

  • conduire des cultures et des élevages ;
  • comprendre les sols et développer leur fertilité ;
  • observer et comprendre les écosystèmes agricoles ;
  • acquérir les gestes techniques du métier ;
  • produire une alimentation de haute qualité.

Sur ton projet

  • construire ton projet professionnel et le faire évoluer
  • analyser une ferme sur le plan technique et économique ;
  • développer ton autonomie de pensée et de décision ;
  • préparer une installation ou une reprise.

Avec les autres

  • coopérer avec d’autres agriculteurs ;
  • communiquer et animer un collectif ;
  • transmettre ce que tu sais ;
  • mieux te connaître, et tenir une posture professionnelle.

Et après

Cette formation prépare l’installation agricole, la reprise d’une ferme, le salariat agricole, des responsabilités techniques sur une exploitation, et la poursuite éventuelle vers un certificat de spécialisation.

Elle t’ouvre aussi un réseau : les fermes du MABD, les formateurs, les agriculteurs tuteurs, les structures d’accompagnement à l’installation, et les stagiaires des promotions suivantes.

Questions fréquentes

Est-ce diplômant ?

Non. La formation est professionnelle et qualifiante, et le MABD est certifié Qualiopi. Elle ne délivre pas de diplôme d’État. Selon ton projet, tu peux la suivre en parallèle d’un BPREA à distance.

Faut-il déjà avoir une ferme ?

Non. La formation s’adresse à celles et ceux qui veulent le devenir, le plus souvent en reconversion. Il faut en revanche avoir déjà travaillé au moins trois mois sur une ferme.

Faut-il avoir un projet déjà défini ?

Non. Une partie de la formation consiste justement à construire ton projet et à le faire évoluer. Il faut par contre avoir choisi l’agriculture.

Beaucoup arrivent avec l’envie de s’installer sans savoir encore si ce sera en maraîchage, en élevage ou en polyculture. Les deux ans servent aussi à trancher ça.

Quel est mon statut pendant les deux ans ? Suis-je rémunéré ?

Tu es stagiaire de la formation professionnelle pendant les deux ans.

Si tu es demandeur d’emploi, ta situation peut te permettre de conserver ton indemnisation pendant la formation. Elle doit être étudiée et validée avec France Travail avant ton entrée en formation.

Une personne stagiaire de la formation professionnelle peut avoir droit au RSA si elle remplit les conditions d’attribution.

Ces deux points dépendent de ta situation personnelle. Parles-en avec ton conseiller France Travail avant de candidater.

Où je dors, et qui paie les déplacements et les repas ?

Pendant les périodes en ferme d’accueil, tu es logé et nourri. Pendant les regroupements, tu es logé, et les repas se font en caisse commune.

Tes déplacements entre les fermes et les regroupements restent à ta charge. Une caisse de solidarité pourra répondre à des besoins.

Où se déroulent les regroupements ?

Sur des fermes du réseau, pas dans une salle de cours. Les deux premiers lieux sont connus : chez Béné et Manu Leroy, en Champagne, et chez Mathis Baumann.

Les lieux des regroupements suivants se calent avec le rythme de la promotion.

Et si je n’obtiens pas les bourses ?

Ce qu’on sait : les fondations et fonds de dotation qui nous soutiennent instruisent les dossiers sur la base de notre avis d’admission. C’est ce qui rend ces accords solides.

Ce qu’on ne sait pas : tant qu’un dossier n’est pas accepté, son financement n’est pas acquis.

Ce que ça veut dire : si aucune bourse n’aboutissait, le coût de la formation resterait à ta charge, soit 9 000 € par an. Nous préférons te le dire avant que tu t’engages, plutôt qu’après.

Quand tu le sauras : à l’issue de l’instruction des deux demandes, déposées après ton admission.

Puis-je candidater sans avoir suivi un webinaire ?

Oui. Assister au webinaire n’est pas obligatoire pour candidater. Le dossier s’obtient en s’inscrivant à une date, et il arrive dans la foulée, même si tu ne peux pas être là ce jour-là.

On te recommande quand même d’y venir : c’est le moyen le plus rapide de savoir si cette formation est pour toi, et de poser tes questions à ceux qui l’animent.

Candidater, en cinq étapes

La première promotion démarre en février 2027, avec 12 à 15 places.

  1. Je m’inscris à un webinaire et je viens poser mes questions.
  2. Je reçois le dossier de candidature avec mon inscription, je le remplis et je le renvoie avec une lettre de motivation.
  3. Je participe à un entretien de recrutement en visio.
  4. Je reçois la décision d’admission.
  5. Je dépose deux demandes de bourse auprès des fondations dont les contacts me sont transmis à l’admission.

Première promotion : février 2027. Les candidatures sont ouvertes dès maintenant.

Les sept dates de webinaire

Une heure en visio, avec Olivier Clisson, paysan-boulanger à Parthenay-de-Bretagne et responsable de la formation, et un formateur. On présente la formation, on répond à toutes tes questions, et tu repars en sachant si c’est pour toi. Pas besoin d’avoir un projet abouti pour venir.

Toutes les dates, de 12h à 13h

  • vendredi 11 septembre
  • vendredi 25 septembre
  • vendredi 9 octobre
  • vendredi 6 novembre
  • vendredi 20 novembre
  • vendredi 4 décembre
  • vendredi 18 décembre

Aucune date ne te convient ? Écris à Olivier, on trouve un moment.

Je réserve ma place

Une inscription, et tu reçois deux choses : le lien de connexion à la visio, et le dossier de candidature. C’est la seule adresse à laquelle on t’écrit, et la seule façon qu’on a de te prévenir si une date bouge.

Pourquoi on te demande ton adresse

  • on ne t’écrira que sur cette formation, pas la newsletter du MABD, pas un autre sujet ;
  • ton adresse n’est transmise à personne, ni vendue, ni partagée ;
  • un lien pour te désinscrire dans chaque message ;

→ Tu reçois le lien de connexion et le dossier de candidature juste après.

Tu n’es pas obligé d’assister au webinaire pour candidater : le dossier t’arrive dès ton inscription, que tu viennes ou non. Mais c’est là que tu peux poser tes questions à Olivier, et c’est ce qui fait gagner le plus de temps.

Le dossier de candidature

Il n’y a rien d’autre à remplir : le dossier part avec le lien du webinaire, dans le même mail, dès ton inscription ci-dessus.

On te l’envoie par mail plutôt qu’en téléchargement direct : le dossier se remplit et se renvoie, et on préfère pouvoir répondre à tes questions et te rappeler la date de clôture avant qu’il ne soit trop tard.

Une question ? Écris ou appelle

Olivier Clisson, responsable de la formation
06 84 20 97 53

À télécharger

  • Le dossier de candidature — il arrive par mail avec ton inscription au webinaire

Première promotion : février 2027

12 à 15 places. Le plus simple pour savoir si c’est pour toi : viens à un webinaire. Une heure, en visio, avec Olivier et un formateur.