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Communiqué de presse – Épidémie de DNC (Dermatose Nodulaire Contagieuse)

ACTIONS MILITANTES

Colmar, le 29 décembre 2025

Communiqué de presse – Épidémie de DNC (Dermatose Nodulaire Contagieuse)

Une maladie qui peut être grave mais sans impact sur la santé humaine.

La dermatose nodulaire contagieuse n’est pas une maladie zoonotique. Cela signifie que les humains ne courent aucun risque d’infection, que ce soit par contact direct avec des animaux infectés ou par la consommation de produits animaux tels que le lait ou la viande. Elle ne représente donc aucune menace pour la santé humaine.

La réponse des pouvoirs publics.

La première réponse a été celle des pouvoirs publics.
Comme souvent en la matière, elle est brutale et indifférenciée : pour éviter la propagation, si une vache est séropositive, abattage total du troupeau (appelé « dépeuplement ») et restriction des déplacements dans un périmètre local, avec vaccination de tous les bovins présents dans ce périmètre.
Avec certes indemnisation des animaux abattus, mais les animaux ne sont pas des marchandises : on ne peut remplacer un animal, fruit de l’attention et du travail de sélection des éleveurs, par une somme d’argent. Et où et comment trouver des animaux identiques à ceux abattus ? L’ampleur de l’impact de cette maladie est favorisée par la spécialisation continue ces dernières années des territoires, des fermes et des races, et l’augmentation constante de la taille des troupeaux.

Quelles conséquences de cette réponse institutionnelle pour les éleveurs et leurs animaux ?


L’abattage systématique (dépeuplement !) c’est :

Comme lors de nombreux précédents (tuberculose, leucose, varron, fièvre aphteuse, encéphalite, FCO, grippe aviaire, peste porcine…), nous subissons la gestion de ces événements. Le traitement de ces maladies par la puissance publique, pour la plupart non contagieuses pour l’être humain, a déjà entraîné des hécatombes et des mobilisations policières sans précédent, avec, pour le varron, l’injection de lindane, très nocif pour l’être humain et dont la rémanence est de plusieurs dizaines d’années. Cette approche qui a systématiquement écarté depuis des décennies la possibilité de développer une immunité naturelle acquise, n’a fait qu’affaiblir les troupeaux de génération en génération.
Et les scientifiques nous alertent sur le fait que l’apparition récurrente de nouvelles maladies n’est pas près de s’arrêter, au vu des dérèglements en cours de la planète (réchauffement, pollutions, déplacements, flux mondialisé de marchandises et d’animaux…). Ces parasites ou maladies plus ou moins nouvelles sont d’abord des problématiques et des résultantes du système industriel mondialisé de l’élevage, commerce compris, et apparaissent en tant que révélateurs, limiteurs et régulateurs de ses dérives et excès.

Comment s’y préparer pour ne pas agir dans l’urgence ?

Il serait temps de se questionner sur notre vision de l’élevage, nos relations avec les animaux et, plus largement, notre rapport au Vivant : quelle place accordons-nous à « nos frères de destin » dans notre écosystème humain et comment les traitons-nous, ces animaux dont nous avons la charge ? Sont-ils nourris, logés et élevés conformément à leur nature et leurs besoins ? Que faisons-nous pour favoriser leur immunité et leurs capacités d’adaptation ?
Nous avons absolument besoin de réaliser de vraies études épidémiologiques, et de la recherche sur le terrain, dans les fermes touchées : la science, ça se fait sur le terrain, sur les animaux vivants !!!
En attendant une mutation profonde et sociétale de l’élevage, des mesures transitoires sont à mettre en place. Les données issues de l’épidémie récente en Europe et en Asie de l’Ouest ont montré qu’une lutte efficace contre la maladie repose sur la mise en place de mesures pour contrer la dispersion et la transmission des maladies, la détection précoce et le contrôle strict des déplacements. Une vaccination rapide avec des vaccins de qualité est habituellement préconisée ; cependant, celle-ci allant à l’encontre de la recherche d’une immunité naturelle acquise, il serait souhaitable de pouvoir mettre en place des protocoles alternatifs ayant cet objectif.

« Le groupe initiative élevage »
du Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique
Biodynamis hiver 2025 - 132 de poils et de plumes

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