Les méthodes et techniques

L’agriculture biodynamique se base avant tout sur des pratiques agricoles durables, des pratiques semblables à celles qui ont permis à des générations de paysans de se succéder en léguant à leurs enfants une terre dans un aussi bon état que celle qu’ils avaient reçus de leurs parents. Ces pratiques forment un tout indissociable, comme l’est une ferme, mais nous pouvons les décrire ici autour de quatre grands thèmes : le travail du sol, la fertilisation, les rotations, le respect des animaux.

Nous pouvons les décrire ici autour de quatre grands thèmes :

Le travail du sol

Le sol devrait être travaillé avec des outils légers et ne pénétrant pas trop profondément. La fréquence de travail doit se limiter au minimum et être toujours réalisée à des moments opportuns (sol ni trop humide, ni trop sec). Un travail du sol raisonné, évite le compactage, la détérioration de sa structure et respecte la vie du sol. Il faut également veiller à ne pas enfouir trop profondément les matières organiques.

La fertilisation

La fertilisation se base sur l’apport de matière organique (fumiers et lisiers, déchets des cultures, déchets domestiques, engrais verts…), compostée ou non. Ces apports d’éléments naturels sont à raisonner selon les objectifs recherchés : nourrir les êtres vivants du sol, maintenir la teneur en humus, entretenir la structure grumeleuse…

La rotation des cultures

La rotation des cultures, en évitant le retour de deux cultures identiques sur la même parcelle à des intervalles de temps trop rapprochés, empêche un trop fort développement des maladies ou des parasites. Cela permet également de cultiver successivement des plantes plus ou moins « gourmandes » et des légumineuses ou des prairies qui redonnent une bonne fertilité au sol. De plus, la rotation suppose une importante diversité de cultures sur une même ferme, l’assolement est diversifié.

Le respect des animaux de ferme

Les animaux sont considérés comme des partenaires que l’homme doit élever, et non comme des machines à produire du lait ou de la viande – avec des conditions d’élevage et une alimentation respectant la nature des animaux – toutes les mutilations courantes dans les élevages très productifs (écornage des bovins et caprins, équeutage des porcs et des moutons…) n’ont plus de raison d’être.

Après quelques dizaines d’années d’une agriculture « minière », oubliant ces principes et puisant dans les réserves de fertilité du sol, nombreux sont les agriculteurs, bio ou non, qui se réapproprient ces principes et les font évoluer en accord avec les besoins de notre société moderne.

L’agriculture biodynamique, respectant ces bonnes pratiques, apporte la possibilité d’aller plus loin dans le soin porté à la terre par ses pratiques spécifiques : l’organisme agricole, l’utilisation des préparations biodynamiques et le travail avec les rythmes cosmiques.

 

 

Revenir en début de page