L’organisme agricole

Ce terme englobe tout ce qui fait partie de la ferme et y vit : le sol, les animaux domestiques et les êtres humains qui y travaillent, mais également les plantes sauvages, les bois, les étangs, les ruisseaux, les oiseaux, les insectes, les autres bêtes sauvages, le climat local, les saisons et les autres rythmes.
Tous ces éléments sont interactifs et interdépendants.

C’est pourquoi une ferme biodynamique visera une diversité maximum dans les espèces animales et végétales ainsi que dans les différents milieux qui la composent.
Elle visera également la plus grande autonomie possible sur le plan de la fumure, des semences et des fourrages. Sous la main organisatrice des fermiers, cet organisme devient une réalisation culturelle accomplie par l’être humain.

L’organisme agricole a en outre la particularité de se distinguer par de bons rendements moyens, la constance de ses résultats et sa stabilité face aux crises. Ces bons résultats agronomiques, qui assurent la production régulière d’aliments pour les hommes et les animaux d’élevage, sont complétés par la création d’un paysage harmonieux, nourrissant également l’homme par ses sens.

«Une ferme répond à sa vocation la plus haute quand elle peut être saisie comme une sorte d’individualité en soit, une individualité vraiment centrée en elle-même. Et toute ferme devrait en fait tendre vers cet état. Il n’est pas possible de l’atteindre totalement ; mais elle doit tendre vers l’état d’une individualité centrée en elle-même. C’est à dire qu’il faut se donner les moyens d’avoir tout ce dont on a besoin pour la production au sein même de la ferme, dont le cheptel fait évidemment partie intégrante. Au fond, tous les fertilisants et d’autres produits similaires introduits de l’extérieur devraient être considérés, dans un domaine où l’organisation serait idéale, comme des remèdes pour une ferme tombée malade».
Rudolf Steiner, Cours aux agriculteurs

 

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